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Le "groupe d’acteurs" français

(In English...)

Membres

Nom Domaine
M. Jean-Claude Autret Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest
Mme Odile Comyn Association Consommation, Logement, Cadre de Vie, Grande Synthe
M. Patrick Dahlet Médecin, Service Départemental d'Incendie et de Secours (37)
Mme Marie-Paule Hocquet-Duval Association Consommation, Logement, Cadre de Vie, Grande Synthe

Mes motivations personnelles et comme membre d’une association d’habitants :

  • Parce que le plus insupportable , c’est de savoir qu’après l’accident à Tchernobyl, les gens ont dû se débrouiller et par le fait même ont aggravé leur situation et (ou) ont entretenu leur contamination pour bon nombre d’entre eux,
  • Etant moi-même mère de famille, je veux que nos enfants aient un avenir en bonne santé, c’est insupportable de voir les gens souffrir – surtout les enfants – alors qu’ils sont nés « sains »,
  • Riveraine du site nucléaire, Gravelines, le plus important d’Europe, voire du monde dit-on… (moins de 20 kilomètres sous les vents dominants). J’ai envie de vivre sans crainte permanente dès aujourd’hui, sachant que au cas ou, « presque » tout est prévu,
  • Pour les mêmes motifs mentionnés plus haut, comme militante d’association représentant les habitants, mais aussi parce que depuis toujours nous demandons que les représentants d’habitants soient associés dès le début d’un projet, ce qui est le cas pour celui-ci,
  • Notre association, avec d’autres regroupées dans l’ADELFA , demandons le droit à l’information et la formation aux gestes qui sauvent :
    • Au quotidien pour la prévention et la surveillance médicale,
    • En cas d’accident pour savoir quoi faire quel comportement pour ne pas céder à la panique et sauvegarder sa vie.
  • Parce que j’aime ma région et qu’avec beaucoup d’autres personnes nous voulons tout faire pour qu’elle reste vivable.

Même si je trouve qu’on commence par la fin, le travail du groupe SAGE devant servir « si » un accident se produisait, j’y participe à titre personnel parce que je pense qu’il faut tout faire pour un mieux vivre, comme membre d’une association j’espère que c’est une étape qui va en générer d’autres, tournées vers la formation des habitants avant l’accident que l’on espère ne jamais vivre.

Mlle Gladys Ibanez Etudiante en médecine

Partout en Europe le nucléaire soulève de nombreux débats, dans un pays comme la France qui en fait une de ses priorités dans sa politique énergétique, il me semble essentiel de s’intéresser également aux conséquences catastrophiques qu’elle pourrait entraîner.

De plus, travaillant dans la santé, je ferai partie des professionnels qui seront en première ligne pour aider la population, combattre et diminuer les effets d’un éventuel accident.

Ce projet me paraît donc indispensable, et je suis heureuse d’y participer.

Mme Mylène Josset Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest

Créée à la suite de la catastrophe de Tchernobyl en 1986, l’ACRO est une association d’information et de surveillance de la radioactivité ; elle est dotée d’un laboratoire d’analyse et agréée de protection de l’environnement.

Association loi 1901, l’ACRO est née de la mobilisation, à la suite d’une campagne de souscription-adhésion, d’un millier de personnes, d’associations et de municipalités alarmées par la catastrophe de Tchernobyl. Fruit d’une démarche citoyenne, dans un contexte de crise de confiance vis-à-vis des instances de contrôles, sa création devait permettre de répondre à une demande d’une partie de la population qui se défiait des discours officiels et désirait maîtriser la surveillance de son environnement.

Aujourd’hui, des salariés et de nombreux bénévoles assurent le bon fonctionnement de l’association avec, pour règle, la garantie de son indépendance. Grâce à ses antennes et son laboratoire, l’ACRO peut contrôler régulièrement les produits alimentaires « sensibles » et assurer une surveillance permanente et vigilante autour des sites nucléaires et de leur environnement.

En rapport avec les compétences humaines et matérielles qu’elle fédère, L’ACRO a développé au fil des années une capacité d’expertise qui en fait un acteur du débat public et l’amène à participer à de nombreux groupes de travail et commissions institutionnelles.

Mme Anne Lepicard Institutrice directrice d’école, Cany Barville

« Ayant suivi de près le projet ETHOS, enseignant au pied de la centrale nucléaire de Paluel, j’ai tout de suite adhéré à l’idée du projet SAGE.

L’information concernant les dangers et les risques du nucléaire est faite chez nous à voix basse, malgré la proximité des quatre cheminées de béton qui ornent nos falaises. Chacun a la conscience tranquille lorsqu’il possède ses « comprimés » et qu’il a bien entendu qu’en cas d’alerte, il fallait « confiner » ; que de toute façon, la sécurité en France est telle que « Tchernobyl, ce n’est pas pour nous » et qu’enfin « s’il arrive quelque chose, on y passera tous ».

Je suis persuadée que SAGE peut être à l’origine d’un autre discours.

L’école est un lieu dans lequel circulent moult messages. Autant que ces messages répondent aux questions que se posent parents et enfants, autant que ces messages incitent à la curiosité et à l’exigence d’une information crédible, efficace et constructive. »

M. Dominique Maison DGSNR (Direction Générale de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection), Paris

La Direction générale de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DGSNR) est placée sous l'autorité des ministres chargés de la santé, de l'environnement et de l'industrie. Elle a la responsabilité de la définition et de la mise en oeuvre de la politique en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection pour protéger le public, les travailleurs et l'environnement des risques liés à l'utilisation du nucléaire. Elle contribue également à l'information des citoyens.

Pour cela, elle bénéficie de la collaboration de services implantés localement : Directions de la sûreté nucléaire et de la radioprotection (DSNR), DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) ou DRASS (Directions régionales) principalement.

Par ses missions, la DGSNR est amenée à proposer et à organiser une réponse des pouvoirs publics en cas d'accident nucléaire ou d'un quelconque événement mettant en jeu des rayonnements ionisants. Pour anticiper de telles éventualités, la DGSNR organise régulièrement des exercices de crise visant à tester les réactions des pouvoirs publics en situation de crise.

Par ailleurs, ses services participent – avec les autres services de l'Etat concernés – à l'élaboration des mesures à recommander dans la phase post-accidentelle pour la protection des populations.

Mme Chantal Mandron Association Consommation, Logement, Cadre de Vie, Grande Synthe

La CLCV-CHS est une association généraliste de consommateurs et d’usagers, regroupant des habitants qui agissent dans tous les domaines du cadre de vie pour trouver des solutions aux difficultés individuelles ou collectives rencontrées et participer à la vie de la cité. Créée en 1952 pour répondre aux besoins de la vie quotidienne, c’est une association nationale regroupant plus de 400 associations locales en France.

Force de proposition, son orientation est de permettre aux hommes et aux femmes de participer, quelle que soit leur origine sociale et culturelle, à toutes les décisions qui les concernent, à développer les solidarités entre les individus et les groupes, à lutter contre toute forme d’exclusion, de vivre mieux en contribuant à préserver les ressources, en développant les solidarités au plan local comme international, en se faisant respecter, en participant activement à la vie sociale, économique et démocratique, tout en préservant l’avenir.

Pour le Dunkerquois, ville détruite à 80% après la seconde guerre mondiale, tout manque : il faut reconstruire ! Grande-Synthe – cité dortoir – présente les mêmes problèmes.

Les actions en cours des différents comités de l’agglomération sont :

  • Consommation : défauts dans les produits, retards de livraison, vices cachés,
  • Logement : entretien, vérification des charges, environnement des immeubles, vie collective,
  • Santé : proximité de lieux de prévention et de soins,
  • Environnement : préservation de la qualité de l’air et de l’environnement général,
  • Participation à différentes instances de concertation : élaboration du plan de déplacement urbain (PDU), secrétariat permanent de prévention des pollutions industrielles (S3PI), association d’observation de la qualité de l’air (OPAL’AIR), Conseil de développement durable de l’agglomération Dunkerquoise.

Membre de l’association CLCV, je réside à Dunkerque à proximité d’une part, de la centrale nucléaire de Gravelines (même distance séparant la ville de Pripyat de la centrale de Tchernobyl) et, d’autre part, d’une soixantaine de sites industriels classés « SEVESO 1 et assimilés ». Notre association, toujours à l’écoute du consommateur, se démène dans la défense de ses droits dans de nombreux domaines socio-économiques, possède beaucoup d’informations sur les risques technologiques qui nous menacent potentiellement et participe activement à la défense de l’environnement.

Personnellement sensibilisée sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour avoir accueilli depuis 1992 une jeune ukrainienne, Irina, qui a vécu et subi, avec sa famille en 1986 à Pripyat, le drame de cette tragédie. Elle avait deux ans à l’époque, son père travaillait à la centrale (« miraculeusement », il est toujours en vie !). Ils ont tous subi la contamination interne et l’irradiation externe. Relogés dans une zone non contaminée, ils doivent continuellement gérer leur état de santé altéré avec peu de moyens financiers et matériels.

Lors de notre second séjour en Ukraine en juillet 2003 au sein de cette famille accueillante et généreuse, nous avons pu vivre tous ensemble un événement très émouvant : la naissance du bébé de la sœur d’Irina qui, malgré ce lourd passif, a eu le bonheur de mettre au monde ce magnifique bébé apparemment en bonne santé.

M. Joël Robert DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) de la Vienne, Poitiers

Les Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales – DDASS – sont des services déconcentrés du ministère des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité et du ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes Handicapées.

En conséquence, les DDASS restent en contact étroit avec les populations dont elles représentent l’autorité sanitaire et sociale locale. Cette double compétence est un atout pour les populations les plus fragilisées sur le plan social ou sanitaire tant la situation individuelle ou collective dans l’un de ces domaines influe sur la situation individuelle ou collective dans l’autre domaine.

Le service SANTE-ENVIRONNEMENT de la DDASS de la Vienne, dont le rôle est d’assurer la surveillance sanitaire de l’Environnement, est particulièrement concerné par la problématique liée au nucléaire du fait de la présence sur son territoire géographique de la centrale nucléaire de Civaux. Le service SANTE-ENVIRONNEMENT a donc été particulièrement sollicité lors de l’élaboration du Plan Particulier d’Intervention (PPI) de cette centrale. De plus, le préfet de la Vienne a confié à la DDASS de la Vienne l’animation de la cellule de préparation de la phase post-accidentelle au Poste de Commandement Fixe en cas de déclenchement du PPI.

Le service SANTE-ENVIRONNEMENT a également été très sollicité dans la distribution de comprimés d’iodure de potassium aux populations voisines de cette centrale nucléaire ainsi qu’à l’établissement de stocks de proximité sur l’ensemble du département de la Vienne.

La méthode employée par le groupe ETHOS correspond donc pleinement à l’esprit qui prévaut dans notre service.

M. Olivier Vergely Médecin, Ministère des Affaires Etrangères
Mme Anita Villers Association Environnement et Développement Alternatif, Neuville en Ferrain

Association loi 1901 agréée née en 1990 suite à la prise en compte des problèmes de reproduction au sein d’un cheptel bovin rencontrés par un agriculteur riverain de l’entreprise Metaleurop. Depuis EDA n’a eu de cesse de lier Santé/Environnement et développement pour tout projet. Cela consiste à rechercher toutes les informations susceptibles de conduire à des propositions concrètes discutées en présence de tous les partenaires concernés au sein d’un territoire donné. EDA a animé un collectif associatif pour préparer le Sommet de Rio de 1992. Convaincu de l’importance de l’articulation « local » « global », EDA a créé plusieurs expositions, rédigé des documents, journaux, afin que chacun soit le plus informé possible pour participer et se sentir responsable, solidaire des décisions à prendre sur tout dossier concernant l’aménagement et le développement d’un territoire donné avec les conséquences à court et surtout long terme.

Faits

Le « groupe d’acteurs » français s’est réuni à quatre reprises depuis le commencement du projet SAGE, au Conservatoire National des Arts et Métiers, à Paris. Lors de la première réunion le 19 juin 2003, les objectifs du projet SAGE et le rôle attendu des personnes participant au groupe d’acteurs français ont été introduits, ainsi que le mode de fonctionnement et le planning de celui-ci. Une présentation du projet ETHOS a été faite, notamment au travers de la projection d’un film réalisé dans le cadre de ce projet en Biélorussie.

« Le groupe d’acteurs français lors de la première (19/06/2003) et de la deuxième réunion (20/10/2003) »

La deuxième réunion, qui s’est tenue le 20 octobre 2003, a comporté deux volets. La matinée a été consacrée à une séance pratique sur les mesures radiologiques. Une présentation des différents types de mesures (irradiation externe, contamination des produits et des personnes) et des appareils correspondants a été faite. Une camionnette équipée mise à disposition par l’IRSN a permis de réaliser sur place des mesures de personnes et de champignons apportés par différents participants. L’après-midi, le groupe d’acteurs a commenté les premiers éléments du « guide pratique de suivi et de protection radiologique », élaboré principalement sur la base de l’expérience du projet ETHOS. Des propositions concrètes ont été formulées par le groupe et seront prises en compte pour la préparation d’une nouvelle version du guide, qui sera de nouveau discutée lors de la prochaine rencontre du groupe d’acteurs français prévue le 26 janvier 2004.

« Camionnette de l’IRSN équipée pour la mesure des aliments et des personnes »


« Présentation et discussion des résultats par le groupe »

Télcharger le film (13,6 Mo) : « Séance pratique sur les mesures radiologiques »

Lors de la troisième réunion le 26 janvier 2004, une étude de cas pratique pour l'interprétation des mesures du corps et de leur analyse avec des données sur la contamination des produits alimentaires a été organisée. Les données utilisées correspondaient à des employés de l’ambassade française à Minsk (tant pour les mesures du corps que pour les aliments). L'analyse a été réalisée en utilisant les différents outils d'interprétation développés dans le guide pratique. Pendant la deuxième partie de la réunion, une présentation détaillée de la réglementation française (principes généraux, organisation, principaux textes réglementaires) a été donnée par le représentant de l'autorité française (DGSNR) participant au groupe d’acteurs français. Ensuite l’association CLCV a présenté son projet de réaliser une bande-dessinée traitant de la radioactivité et des problèmes s’y rapportant, de manière plus abordable par la population générale et plus particulièrement par les jeunes, que ce qui est proposé à travers le guide pratique élaboré dans le projet SAGE. Enfin, une session en sous-groupe a permis de recueillir les remarques du groupe d’acteurs français sur la deuxième version du guide pratique.

La quatrième réunion du groupe d’acteurs français s’est tenue le 3 mai 2004. Cette réunion a porté essentiellement sur la revue détaillée du guide pratique (version papier et version informatique HTML) ainsi que de l'outil informatique associé ayant pour objectif d’aider les professionnels de la mesure et de la santé dans l'analyse des résultats de mesure de contamination du corps et des aliments.

Cliquer sur l'image pour la voir en taille réelle

Une partie de la réunion a été aussi consacrée au séminaire final et particulièrement sur les modalités de la participation du groupe d’acteurs français intéressés. Concernant la proposition de bande-dessinée de l’association CLCV, le groupe a décidé qu'un projet préliminaire serait préparé et présenté pendant lors du séminaire final en vue d’être sponsorisé par la suite pour sa réalisation. Enfin, les participants ont décidé d'organiser une cinquième réunion supplémentaire le 1er décembre 2004.

Last update: Wednesday, September 8, 2004